Lens
Le « monument » le plus connu de la ville est Bollaërt, le stade de football. Le samedi, le « meilleur public de France » s’y donne rendez-vous autour d’écharpes « sang et or » et de casques de mineurs. Hormis cela, l’agglomération de Lens-Liévin, est bien trop jeune pour présenter des monuments historiques, en dehors des souvenirs des guerres. En revanche, ces communes ont su peindre une partie de leur pays noir en vert. Ainsi, entre Avion et Lens, le parc de la Glissoire a été créé en lieu et place d’un ancien marais insalubre, et ses 2 terrils qui quitté leur état de décharge pour devenir des lieux de promenades.
Courrières
Aucun monument. Simplement un souvenir. Le 10 mars 1906, une explosion provoqua la mort de 1099 mineurs aux fosses 2, 3 et 4 de la compagnie de Courrières. La catastrophe émut la France et fut suivie degrèves. Aux alentours de cette commune, d’autres cités de corons se succèdent sans fin, comme Harnes, et son musée de l’école et de la mine, ou Oignies, lieu de la dernière extraction, le 21 décembre 1990, et ville natale de nombreux champions d’athlétisme.
Béthune
Au centre d’une place reconstruite en style flamand, s’élève un beffroi de 33 m, qui datent de 1388. À l’intérieur, 36 cloches forment le carillon. En 1553, Charles Quint l’avait complété avec les cloches de la ville martyre de Thérouanne.
Une particularité de Béthune et de Beuvry, sa jumelle, tient à l’existence de confréries de charitables depuis 8 siècles. À chaque convoi funèbre, 4 de leurs membres, vêtus de costumes noirs de cérémonie avec nœuds blancs et bicornes, portent un cercueil sur 2 longs bâtons. Les autres charitables suivent le convoi. Tous sont bénévoles. Leur devise « exactitude-union-charité » résume bien la mentalité des gens d’ici, toujours prêts à aider leurs prochains.
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Olhain
Voici un château fort de plaine, dont les reflets sur l’eau symbolisent toutes les plaquettes du département. Autour de ce château féodal, le parc boisé offre tout genre de loisirs, du golf au… ski de fond ! Olhain est en effet la station de sports d’hiver la plus basse de France.
Bruay
Comme à Béthune-Beuvry, les enterrements de Bruay sont aussi assurés par des charitables de Saint-Éloi. Près d’une salle communale, une statue de Jules Marmottan (1829-1883) évoque le souvenir de ce maire et préseident du conseil d’administration des mines qui fit construire des cités, des écoles, et la 1re mairie. Bruay, 25 000 habitants, est d’ailleurs une ville presque entièrement construite par la compagnie des mines, à l’image de 2 de ses 3 églises, Sainte-Barbe et Saint-Joseph.
Houdain
La découverte de la mine fit d’Houdain le chef-lieu du 1er canton de France. Mais, depuis la fermeture de la mine du 7 en 1973, il ne reste plus ici qu’un seul terril. Aussi, dans cette commune, on tourne la page et on préfère les richesses du passé, comme l’église Saint-Jean-Baptiste construite au XIIe siècle à l’emplacement d’un temple romain dédié à Diane. Du haut de la tour carrée du XIXe siècle, un splendide panorama permet d’admirer le pays minier.
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