Saint-Omer
« Venise du Nord », « Canterbury en France » et « Cité des dames aux chapeaux verts,
Saint-Omer mérite également ses 3 surnoms.
De Venise, elle a le charme des balades sur les canaux. À l’instar de Canterbury en Angleterre, Saint-Omer est une ville adorée par les day-trippers, un peu en retrait des ports transmanche. Dans ces 2 cités, on visite en priorité les cathédrales. Celle de Saint-Omer est la seule du Nord à avoir été construite avant la Révolution. Les travaux ont même été commencés au début du XIIIe siècle, alors que la ville était la plus importante du Nord, pour se terminer 2 siècles plus tard, en 1525.
Si le visiteur peut remarquer les différentes époques, l’unité de style gothique contribue à l’harmonie mise en valeur par le jeu de lumières. En levant les yeux, le buffet d’orgue des frères Piette attire obligatoirement le regard. L’instrument en lui-même date du XVIIIe siècle. Sa réputation permet des concerts de qualité.
La cathédrale présente encore bien d’autres trésors, comme la tour de 50 m, la chapelle des miracles et le « Grand Dieu de Thérouanne », dont les proportions étaient étudiées pour un placement bien plus en hauteur, dans l’église de la ville détruite de Thérouanne.
Enfin, la 3e « image d’Épinal » qui colle à Saint-Omer, est celle d’une ville paisible et bourgeoise, véhiculée à la francophonie entière par le roman à succès de Germaine Acremant : Ces dames aux chapeaux verts. Extérieurement, l’univers de ces vieilles filles ne semble pas avoir changé, à travers ce jardin public à l’anglaise, ces rues de briques jaunes et les nombreux hôtels particuliers. Ainsi, la cour d’assises du Pas-de-Calais siège dans l’ancien palais épiscopal bâti selon des plans de Mansard.
En dépit de l’effondrement de la tour de 58 m de l’abbaye Saint-Bertin en 1947, des vieux bâtiments balisent encore chaque coin de rue : le collège Saint-Bertin (1856), traversé par l’ancienne rue d’Haméricourt, la chapelle des Jésuites wallons (1629), qui accueille des expositions de l’art, l’hôtel de ville dit « moulin à café » qui cache sous son dôme un théâtre à l’italienne, fermé depuis 1973, l’église Saint-Sépulcre (XVIe siècle) avec ses 3 nefs séparées…
Rue Carnot, l’hôtel Sandelin construit en pierre de Marquise au XVIIIe siècle est devenu un musée de 1er ordre. Une salle de pipes en terre et 4000 pièces de faïencerie rappellent la production locale des temps passés. Depuis quelques années, l’art religieux et la peinture flamande ont été rejoints par des œuvres plus contemporaines.
Un autre musée portant le nom du collectionneur Henri Dupuis présente des dioramas montrant les oiseaux du monde dans leurs milieux naturels. À l’étage, près de 30 000 coquillages sont étiquetés.
Arques
Longtemps éclipsée par Saint-Omer, Arques a acquis une célébrité mondiale grâce à ses verres et assiettes, de marques Arcopal, Arcoroc, Luminarc, Arcoflam ou Cristal d’Arques. Tous sont produits par la plus grande entreprise privée basée dans le Nord-Pas-de-Calais, la Verrerie-Cristallerie d’Arques (VCA). L’usine se visite sur réservation. En revanche, son magasin de vente est ouvert à tous.
Aire-sur-la-Lys
Longtemps source de querelles entre, d’une part, la Flandre bourguignonne ou espagnole, et, d’autre part, l’Artois et la France, Aire n’a été rattachée au royaume de Louis XIV qu’en 1713. Le XVIIIe siècle est alors un siècle d’or airois, qui permet la construction de tout un centre-ville en style classique. C’est à ce moment qu’a été remaniée la collégiale Saint-Pierre, de style gothique flamboyant. C’est aussi l’époque où est créé l’hôtel de ville flanqué d’un beffroi de 45 m reconstruit après la guerre de 1914-1918.
Plus ancienne encore, la chapelle Saint-Jacques (1682) du collège des Jésuites est un chef-d’œuvre de style maniériste. Quant au baillage, de Renaissance flamande (fin XVIe siècle), il était destiné originellement au corps de garde de la milice bourgeoise. Aujourd’hui, on admire ses 7 colonnes monolithiques, et les multiples décorations en l’honneur des ducs de Bourgogne.
Thérouanne
L’ancienne capitale de la Morinie devint au VIe siècle le puissant siège d’un évêché. Mais, comme Bavay ou Quentovic quelques siècles plus tôt, la ville de Thérouanne a été complètement rasée par Charles Quint en 1553, après 2 mois de résistance à une armée de
60 000 soldats. Sur ces ruines, vit aujourd’hui un simple village qui se penche sur son glorieux passé à travers un musée archéologique. Celui-ci expose le résultat des fouilles entreprises sur le site de l’ancienne cathédrale.
Merck-Saint-Liévin
Dans le haut pays, les marins du Portel venaient autrefois en pèlerinage à Saint-Liévin dans ce village. Le bas-côté et le chœur de l’église datent du XIe siècle.
Fauquembergues
Dans ce bourg autrefois entouré de remparts, l’église Saint-Léger garde des éléments de style roman, même si la nef date du XIIIe siècle. La façade et le porche du XVIIIe siècle offrent des exemples rares de construction néo-classiques.
Aux alentours de Fauquembergues, la haute vallée de l’Aa resplendit de verdure. À Renty, lieu d’une victoire française en 1554, un moulin à eau a été restauré.
Nielles les Bléquin
Gros village du haut-pays d’Artois, Nielles était l’ancienne frontière du Boulonnais. En gravissant un sentier pédestre, on découvre l’église Saint-Martin, avec son clocher de 1615. Le chœur est du XIIIe siècle.
Wisques
Un monastère bénédictin a pour cadre le « grand château », commandé à la fin du XVe siècle par une riche famille audomaroise, les Saint-Aldegonde. La tour du donjon, avec ses tourelles, est encore d’origine. Un portail, ajouté au XVIIIe siècle, accueille les amateurs de chants grégoriens.
Éperlecques
À la fois plus gros bunker construit en France par les Allemands en 1943 et 1re base de bombes spatiales V2, le blockhaus d’Éperlecques a été reconverti pacifiquement en musée de la guerre.
Ardres
Dans cette ville commune connue pour son lac, les monuments y apportent chacun une touche d’histoire. L’église gothique flamboyante Notre-Dame-de-Grâce a une tour et un chœur qui datent de la découverte de l’Amérique (1492). La croisée du transept est à peine plus récente (1503). La chapelle des Carmes (1679) est devenue un centre d’expositions. Enfin, les remparts sont un dernier souvenir du séjour de François Ier.
Sur la route de Guïnes, une pierre montre l’endroit du Camp du Drap d’or, où François Ier et Henri VIII d’Angleterre rivalisèrent de richesses et de duperies en 1520.
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1. Joe_Grinnell Le 22/03/2009 à 22:40
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