de la Manche à la mer du Nord

Guînes

 

Historiquement, Guînes a été la dernière ville tenue par les Anglais en France en 1558. Entre marais et forêts, elle garde de ses fortifications la tour de l’Horloge (1762). Un musée Emile-Villez rassemble les objets témoins des riches heures de Guînes.

 

Marck

 

Le long d’un canal de Calais et Gravelines, quelques maisons basses se reflètent dans des eaux calmes. Ce tableau est à l’image du Nord tout entier. À proximité, un moulin à vent ouvre le pays flamand. La récente église Saint-Martin semble le seul élément de modernité avec son clocher séparé. En bord de mer, les 2 hameaux des Hemmes et de Fort-Vert assurent encore plus de tranquillité. Qu’il est bien loin le temps où Calais dépendait du territoire de Marck !

 

Calais

 

Avant les destructions systématiques de 1939-1945, Calais et son faubourg Saint-Pierre avaient connu leurs âges bénis. 8 siècles d’histoires parsemés de moments forts.

La charte accordée par le comte de Boulogne en 1181 en fut le départ. L’épisode des 6 bourgeois » reste, 6 siècles et demi plus tard, le plus connu.

2 siècle après cette annexion anglaise, Calais ne redevint français qu’en 1558, grâce à la victorie du duc de Guise. Les occupations espagnoles et la Révolution n’empêchèrent pas la ville de se développer.

Cet essor s’accéléra au XIXe siècle sur une monoindustrie de qualité : la dentelle de Calais. Tout débuta par une contrebande. En 1816, l’Anglais Robert Webster importa illégalement en picèes détachées un métier inventé quelques années plus tôt par Leavers. En 1835, un de ses compatriotes, dénommé Samuel Fergusson, adapta le système Jacquard au métier à dentelle, afin d’obtenir la qualité de la fabrication manuelle. Aujourd’hui, cette réputation vaut toujours à la dentelle de Calais d’être exportée partout dans le monde.

Cependant, après la 2nde Guerre mondiale, tout ou presque a dû être remis en chantier à Calais. Les bombardements n’avaient épargné ni les 20 ponts, ni les églises, ni le casino… Seuls 860 des 17 700 immeubles de la commune étaient restés intacts !

De ce fait, les seules vieilles pierres de Calais sont les vestiges des fortifications, dont une tour de guet du XIIIe siècle, le fort Nieulay de Vauban et la citadelle de Richelieu. Ailleurs, tout de ce siècle, sauf, à 5 ans près, le monument Les Bourgeois de Calais sculté par Rodin, sur la place du Soldat-Inconnu. Derrière, à l’ombre d’un beffroi de 75 m, l’hôtel de ville est en style Renaissance flamande en briques rouges.

L’urbanisme qui a présidé à la reconstruction du Vieux Calais a permis d’en faire un centre très agréable, proche d’une plage fréquentée. Les nouvelles rues et places droites, ou encore la réfection de l’église Notre-Dame, la seule de style Tudor en France, ont refait de Calais une jolie ville.

Au parc Saint-Pierre, un musée de la guerre installé dans un blockhaus revient sur ces années sombres. À l’opposé, la richesse industrielle du Calaisis est exposé dans un musée des Beaux-Arts et de la dentelle. L’art contemporain y occupe une place de choix.

 


Blériot-Plage

 

Sur la plage qui relie Calais à Sangatte, la station de Blériot-Plage doit son nom à l’aviateur qui parvint le 1er à traverser la Manche en 1909.

 

Oye-Plage

 

Plus que les vestiges d’un château, la réserve naturelle du platier d’Oye vaut un arrêt. 2 vues sont très prisées : la 1re de l’observatoire aux oiseaux, et la 2e sur la plage, dans le cimetière des coquillages.

Aucune note. Soyez le premier à attribuer une note !

Ajouter un commentaire

Vous utilisez un logiciel de type AdBlock, qui bloque le service de captchas publicitaires utilisé sur ce site. Pour pouvoir envoyer votre message, désactivez Adblock.

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site