La Côte d'Opale

Boulogne-sur-Mer

 

Boulogne, ville des empereurs, de la Vierge, de la mer… ces 3 constantes ont traversé des siècles et les guerres pour donner aujourd’hui au 1er port de pêche français une ambiance si particulière.

Ultimes bastions de l’empire des terres, Portus-Itius (aussi revendiqué par Wissant), Gesoriacum, Bononia et Boulogne, appellations successives d’un même lieu à l’embouchure de la Liane, virent les plus grands conquérants fonder l’espoir d’ajouter les mers à leurs domaines immenses. Et, souvent, la blancheur d’Albion leur échappa. Boulogne restait l’éternelle frontière des 2 mondes, le latin et l’anglo-saxon, le continental et le maritime, le catholique et l’anglican.

Ces empereurs laissèrent plus ou moins de souvenirs. De César, quelques mentions de Portus-Itius dans la Guerre des Gaules. De Claude, l’une des seules invasions de la « Bretagne ». De Caligula, puis de Charlemagne, l’idée de construire un phare. Même Hitler vint 3 fois à Boulogne entre 1940 et 1943, frappant la ville d’une terrible présence nazie, jusqu’à la libération par les troupes canadiennes en septembre 1944 et au retour triomphal du général de gaulle, le 12 août 1945.

 

Boulogne, « ville impériale s’il en fut »

 Malgré tous ces passagers illustres, c’est bien à Napoléon que le Boulonnais Sainte-Beuve pensait lorsqu’il qualifia sa cité natale de « ville impériale s’il en fut ». Le 1er consul aussi voulait envahir l’Angleterre, et rassembla jusqu’à 80 000 hommes dans le port et aux alentours. Il logea à l’hôtel Desandrouin, dans la haute ville, puis au château de Pont-de-Briques. Cette épopée est évoquée aujourd’hui au musée de Boulogne, en particulier, la gigantesque cérémonie de la Légion d’honneur du 16 août 1804. D’autre part, à quelques kilomètres au nord, une colonne de 53 m construite à l’initiative du maréchal Soult, est l’un des derniers lieux de pèlerinage des bonapartistes.

Ceux-ci pourront également vous parler du coup d’État avorté du futur Napoléon III, qui le conduisit en prison au château de Boulogne, puis au fort de Ham, puis des retours fréquents de Badinguet lors de son règne.

 

Boulogne, cité mariale

Une 2 façon d’aborder Boulogne est de la considérer comme une cité mariale. À l’origine de cette dévotion, l’arrivée d’une statue miraculeuse de la Vierge, au début du VIIe siècle, dans un navire vide. La sainteté de la comtesse Ide, la croisade de son fils Godefroy  de Bouillon, d’autres miracles encore, ne firent qu’augmenter la popularité du pèlerinage à la Vierge et à la superbe cathédrale que l’abritait.

Mais, le fanatisme de la Révolution française détruisit l’une comme l’autre. De la statue, il ne reste plus qu’une main enfermée dans un reliquaire, et une réplique, portée en procession, devant 50 000 et 100 000 personnes, chaque dernier dimanche d’août.

En revanche, une basilique fut entièrement reconstruite entre 1827 et 1866 par Mgr Haffreingue. Elle présente une tour de 100 m de haut, et une crypte de 128 m sur 42, qui conserve une partie romane et un trésor de statues anciennes.

Alliant religiosité et vocation maritime, la présence d’un calvaire et d’une chapelle des marins aide au souvenir des disparus en mer. Boulogne a toujours vécu économiquement de la mer, et a bâti des quartiers entiers sur le négoce des poissons, comme le populaire Capécure, en pleine rénovation.

 


La vieille ville

Les empereurs, la Vierge nautonière et la mer sont donc déjà 3 buts de visite à Boulogne. Il en est un 4e à ne pas manquer : la vieille ville. Parce que l’enceinte de Philippe Hurepel (1231) a été bien conservée, il est toujours possible d’en faire le tour par le circuit des remparts, et d’y découvrir les 4 portes, Gayole, des Dunes, Neuve et des Degrés.

Au coin du nord-est, 2 chemins se séparent. Il est conseillé de prendre celui qui mène au château-musée (également XIIIe siècle). L’origine boulonnaise de l’égyptologue Mariette lui confère des antiquités précieuses. Le musée de Boulogne est le 2e de France après le Louvre pour les céramiques grecques. Plus inattendus, des masques esquimaux et aléoutes font partie d’une riche section ethnographique.

À l’intérieur des remparts, se situe la vieille ville. Passée la basilique, on descend la rue de Lille vers la place Godefroy-de-Bouillon, et, par l’hôtel de ville (XVIIIe siècle), on accède au beffroi meublé de 47 m. Outre la vue magnifique d’en haut, l’ascension vaut la découverte d’un vitrail représentant Godefroy.

Plus loin, un palais de justice néo-classique (1850) expose les statues de Napoléon et de Charlemagne. L’hôtel Desandrouin (ou palais impérial) se distingue par son fronton triangulaire. Quand à la bibliothèque des Annonciades ; elle propose, non seulement 300 000 volumes, 1150 manuscrits et 86 incunables, mais aussi la tranquillité d’un cloître enchanteur, qui rappelle que le bâtiment était autrefois un couvent.

Pour ne pas oublier nos amis sud-américains, il faut signaler dans la Grand-Rue le musée du général San Martin, qui vécut 2 ans à Boulogne et y mourut, après avoir libéré l’Argentine, le Chili et le Pérou de la colonisation espagnoles.

 

Wimereux

 

Boulogne est certes une ville magnifique. Mais, le soir venu, les Boulonnais ne résistent pas à l’envie de prendre leur voiture, de se rendre une ½-douzaine de kilomètres au nord, et de se balader sur la digue de Wimereux.

Ici, c’est encore la Belle Époque. Déjà, avant les congés payés, on cherchait par ici des villas au charme désuet, des cabines sur la plage et des dunes propices aux promenades. De nos jours, on les trouve encore, et on y rajoute de nombreux sports de plein air : golf, speedsail, voile, natation, etc.

 

Les sites des 2 caps

 

Pour plus de commodités, nous regroupons ici 5 villages (Wissant, Tardinghen, Audinghen, Audresselles et Ambleteuse) qui vivent à l’ombre des 2 caps, le Blanc-Nez et le Gris-Nez.

Parlons d’abord de ces points les plus proches de l’Angleterre. Il y a 500 000 ans, le détroit du Pas-de-Calais se crée par un soudain effondrement ce fossé qu’il y a 5 000 ans, après la fonte des glaciers. Il en résulte une falaise abrupte de craie, le Blanc-Nez, très riche en fossiles, et d’une hauteur abrupte de 133 m. Se crée aussi le Gris-Nez, qui soutient aujourd’hui un phare et le CROSSMA, chargé de contrôler le plus important trafic de bateaux du monde. Les villages de pêcheurs des alentours s’aventurent de plus en plus vers des vocations touristiques. Ils profitent de leurs atouts naturels, comme leurs longues plages de sable non polluées. Ambleteuse a aussi mis en valeur le fort Vauban, qui fait face à la mer.

Les différentes communes ont aussi créé leurs musées, sans trop de concertation. Ainsi, Ambleteuse et Audinghen ont chacun un musée de la 2nde Guerre mondiale pour rappeler que se trouvait ici le dispositif central du mur de l’Atlantique. Wissant et Audresselles se sont longtemps disputé le titre de « cité du flobart », du nom de ces bateaux ventrus de pêche côtière. Finalement, Audresselles devrait ouvrir son musée du flobart. Wisant continuera de se tourner vers va vocation culturelle, qui lui a même valu une école de peinture. Plus au nord, on entre dans le Calaisis, et dans le domaine du tunnel.

 

Hydrequent

 

La vallée supérieure de la Slack est appelée « vallée heureuse », peut-être parce que l’on y extrait beaucoup de marbre et de dolomie. Peut-être aussi parce que Marquise, Réty ou Rinxent ont su garder une douceur de vivre. Cependant, c’est bien dans la commune d’Hydrequent qu’il faut se rendre pour comprendre cette région, grâce au musée du marbre et e la géologie. Au-delà des expositions classiques, on retiendra surtout les restes d’un pliosaure découvert lors des travaux de la rocade littorale, et les possibilités de visites guidées dans les carrières.

 

Le Wast

 

À l’écart des grands axes, ce petit bourg, très fleuri, très propre, présente l’église Saint-Michel, une des seules romanes de la région. On y trouve toujours les reliques de sainte Ide, la mère de Godefroy de Bouillon. Dans cette même commune, le manoir du Huisbois abrite la maison du parc naturel régional.

 

Desvres

 

La faïencerie est une tradition plus que millénaire à Desvres (Divernia à l’époque romaine), perpétuée tout  au long du Moyen Âge par des artisans réputés. Toutefois, à la fin du XVIIIe siècle, alors que le métier semblait décliner, un tourneur et peintre en faïence lillois, François-Joseph Fourmaintraux, ramena les équipements nécessaires pour passer au stade préindustriel, tout en gardant des procédés de longue date. Ce fut le début d’une dynastie, suivie de celles des Spa, des Martel, des Masse, etc.

 

Samer

 

Une petite hauteur sur la Liane révèle, outre un panorama verdoyant, une ville intéressante pour son église (XVe siècle) et la cuve baptismale (XIe siècle) de celle-ci.

2 musées cohabitent dans des genres complètement différents. Le Musée municipal possède de nombreuses œuvres du peintre local Cazin (XIXe siècle). Plus accessible aux enfants, le musée de la Nature fait jouer ses visiteurs et leur apprend des notions de biologie ou de géologie. De plus, chaque dimanche, l’accueil est assuré par Julia, une… chèvre !

 

Le Portel

 

Cela semble le bout de la terre, un coin isolé du monde, une ville dont la seul entrée serait le port… D’ailleurs, ne raconte-t-on pas à Boulogne que les Portelois viennent de Bretagne ou d’ailleurs ? Toujours est-il que cet ancien port de pêche devient de plus en plus une station balnéaire populaire, où règne encore le climat particulier des vieux bars marins, à l’opposé de l’ambiance plus bourgeoise de Wimereux, Hardelot ou Le Touquet. En tout cas, il est des visiteurs qui apprécient beaucoup Le Portel, ce sont les oiseaux, pour qui un espace a été aménagé.

 

Hardelot

 

On dirait Le Touquet. Mais, Hardelot est peut-être un peu moins huppé, un peu plus secret, et beaucoup plus discret. Pourtant, depuis leurs créations respectives au début du siècle, beaucoup de facteurs les réunissent : l’origine anglaise, les forêts bien entretenues,le golf, le cheval, le tennis, les digues bétonnées de bord de mer, les villas en retrait, etc. La différence, c’est surtout qu’à Hardelot, on y vient plutôt pour être seul, alors qu’au Touquet, les Anglais comme le Français se pressent pour sortir et rencontrer du monde.

Le château dit « d’Hardelot » se trouve en réalité non loin de là sur le territoire de la commune de Condette. Il a été conçu au XIIIe siècle par Philippe de Hurepel, mais, de cette époque, ne subsistent qu’une partie de l’enceinte médiévale. Le bâtiment que l’on peut voir aujourd’hui (1848), a été commandé par sir John Hare dans un style néo-classique. Au début de ce siècle, sir John Whitley, le créateur d’Hardelot, y donna des soirées qui attirèrent une bonne partie des familles royales anglaises et européennes.

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Commentaires (4)

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