au bord de l'Escaut

Valenciennes

 

Si « l’Athènes du Nord » a toujours enfanté des artistes de renom, c’est parce qu’elle mène depuis toujours la vie d’une petite capitale, celle du Hainaut du Sud jusqu’en 1677, date de son rattachement au royaume de Louis XIV.

 

Une cité d’artistes

Avant cette charnière, plusieurs écrivains avaient déjà assuré la renommée littéraire de Valenciennes, dont Jehan Froissart et Jehan Molinet. Après l’annexion, l’activité artistique s’affirma encore davantage, grâce à Watteau, bien sûr, mais aussi Eisen, Pater, ou, plus tard, le sculpteur Jean-Baptiste Carpeaux. Au siècle actuel, la ville aux 21 prix de Rome a ajouté aux écoles académiques fondées en 1782 une université dont la section artistique est encore le fleuron.

En plus de cette façade prestigieuse, Valenciennes et sa banlieue ont aussi prospéré économiquement, d’abord sur la dentelle, puis grâce aux mines et à la métallurgie. C’est à Fresnes-sur-Escaut, sur la route de Condé, qu’a été découvert le 1er gisement de houille du bassin, en 1720. D’autre part, le nom d’Anzin a toujours évoqué le patronat puissant et l’industrie lourde.

Dehors, l’art et la beauté se nichent dans n’importe quel coin ou recoin. Voyez ainsi la statue de Watteau sculptée par Carpeaux dans le square qui porte le nom du peintre es « fêtes galantes ». Ou cette autre œuvre de Carpeaux, intitulée La Défense de 1793, qui, du haut de la façade de l’hôtel de ville, domine la place d’Armes, véritable centre nerveux de la capitale du Hainaut. Ou encore, place du Commerce, la Minautoraumachie, signée de René Leleu au siècle dernier.

Une petite marche à pied pourra conduire l’amateur de maisons anciennes à emprunter la rue de Famars, la plus vieilles voie de Valenciennes, puis à continuer vers l’enclos à Béguinage, qui doit son nm aux béguines qui y longeaient. Non loin de là, la tour de la Dodenne, dernier vestige des remparts, devait retenir l’eau de la Rhônelle, petit affluent de l’Escaut.

La basilique Notre-Dame du Saint-Cordon cache de son style néo-gothique une construction récente (de 1852 à 1865). Avant le siège de 1793, l’Athènes du Nord possédait une des plus belles églises de ce genre, « Notre-Dame-la-Grande », mais, comme partout dans la région, les guerres ont effacé certains traits du génie humain. Heureusement, Valenciennes en avait tellement qu’il en reste encore suffisamment pour y passer plusieurs jours.

 

Condé-sur-Escaut

 

Une cité historique coincée dans une région industrielle. L’ancienne place forte a conservé ses remparts du Moyen Âge (l’Arsenal), comme de l’époque de Vauban. Plus raffiné, le château de l’Ermitage a été commandé par le duc Emmanuel de Croÿ. Construit en 1750 à 1771, il sert aujourd’hui à des séminaires et des événements culturels. Quelques dépendances sont devenues des salles d’exposition. Un petit hôtel se trouve dans le pavillon de la Du Barry. La forêt qui entoure le château offre le spectacle naturel de vastes clairières et d’arbres centenaires.

 

Saint-Amand-les-Eaux

 

Saint-Amand n’est pas dans le Hainaut noir, mais dans le Hainaut vert. Pas de mines, et, au contraire, une jolie station thermale au bord de la forêt de Raismes. Ce massif de 4600 ha est bien assez grand pour y rencontrer la solitude… sauf si on préfère se plonger dans la foule autour des oiseaux de la mare à Goriaux, de l’allée des hêtres ou du gîte de l’enclave du Luron. En ville de Saint-Amand, 2 haltes s’imposent. La 1re devant l’échevinage, de Renaissance flamande. Il présente un salon décoré par Watteau. La 2e néccessite plus de temps. En effet, la tour de 80 m qui jouxte la façade de l’ancienne église abbatiale a été transformée en un musée réputé pour sa faïencerie.

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Commentaires (1)

1. yamina (site web) 01/10/2009

moi j vx savoir la differebce entre lesssscau et la meuse

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