Le bassin minier

De 1720, date de sa découverte à Fresnes-sur-Escaut, à 1990, date de sa dernière remontée à Oignies, le charbon a profondément marqué toute une région qui, grosso modo, correspond aux arrondissements de Valenciennes, Douai, Lens et Béthune, même si l’on peut ajouter des cantons comme Avion et retrancher des régions « vertes » comme celles d’Orchies et de Saint-Amand.

Rien au départ ne semblait réunir ce Hainaut français, ce Douaisis et cette partie de l’Artois. Cependant, la révolution industrielle et le début du XXe siècle ont fait pousser au même moment ces villes-champignons et attiré de nouvelles populations, surtout polonaises. Partout, l’habitat a été transformé par ces fameux corons, alignements monotones de maisons basses. 4 agglomérations de plus de 250 000 habitants chacune se sont pratiquement créées. Seuls Douai et surtout Valenciennes avaient déjà un passé riche. Les autres ont perpétué des traditions villageoises dans des banlieues dans fin.

Les loisirs associatifs ont toujours été vivants dans le bassin minier, à travers le sport colombophile et les fanfares, harmonies et sokols polonais. C’est peut-être en raison de cette vitalité que de nombreux sportifs ont grandi à l’ombre des terrils : Raymond Kopa, Jean-Pierre Papin, Georges Carpentier, Michel Jazy, Guy Drut, Jean Stablinski, etc.

Aucune note. Soyez le premier à attribuer une note !

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site