près de la Deûle

Armentières

 

Le géant Gambrinus, prince du houblon, veille sur cette ville de la bière dont on visite les brasseries Interbrew. Autre endroit insolite connu depuis une série télévisée de Daniel Karlin : l’hôpital, symbole de la médecine de proximité. Le centre-ville a été reconstruit en style flamand après les destructions de la 1re Guerre mondiale. Les halles, l’hôtel de ville et l’église Saint-Vaast (tour de brique de 81 mètres) forment un bel ensemble imposant. Enfin, la qualité de vie de cette ville moyenne tient peut-être à une grande base de loisirs de 160 ha, dont 44 de plan d’eau : les Près du Hem.

 

Englos

 

Dans cette commune effacée derrière un centre commercial, l’église Sainte-Marie-Madeleine, de style roman rare, a été construite entre les XIIe et XVIe siècles.

 

Halluin

 

C’est l’histoire d’une ville coupée en 2 par une frontière. Menin s’est retrouvée du côté belge, et Halluin en France. Près de cette cité industrielle, le mont d’Halluin (69 m) offre un panorama oxygéné sur tout le versant nord-est de la métropole : Roubaix, Tourcoing et Wattrelos.

 

Tourcoing

 

Éternels rivaux des Lillois, les Tourquennois gardent le souvenir de leur histoire. Ainsi, dans le joli jardin public, une pyramide commémore la bataille de Tourcoing, et les noms de Moreau et Jourdan qui sauvèrent le pays contre les Anglais et les Autrichiens. La ville a aussi dressé un monument au Broutteux », le poète Jules Watteeuw (1849-1947), dont la devise résumait la fierté des gens du Nord : « Y n’a rin d’pus bon qu’inn ma mère. Y n’a rin d’si beau qu’sin pays ». À Tourcoing, on remercie aussi les artistes locaux, dont les œuvres sont rassemblées au musée des Beaux-Arts. Leur souvenir est évoqué au centre d’histoire locale, dans l’ancienne bourse du commerce, de style Renaissance flamande.

 

Wattrelos

 

Comme Roubaix, comme Tourcoing, Wattrelos a grandi avec le textile. Mais, à l’opposé de ses 2 voisines, elle ne possède pas de monuments de grande valeur. Le charme est ailleurs : dans la tranquillité du parc du Lion et de son étang de pêche, dans la ferveur de ses parties de bourles, pétanque du Nord qui se pratique sur une bourloire, ou dans l’universalité de son musée des arts et traditions populaires, qui retrace aussi bien l’histoire des douaniers que celle des tisserands ou des paysans.

 

Roubaix

 

Le Mongy (tramway) qui relie Lille à Roubaix et Tourcoing, est peut-être devenu trop rapide pour que l’on y lise des romans. C’est dommage car il en est un qui doit être lu avant de découvrir Roubaix : Quand les sirènes se taisent de Maxence Van der Meersch (1907-1951), saga ouvrière de la rue des Longues-Haies de la Belle Époque. C’était l’époque où tout paraissait en expansion, où les familles Motte et Bossut bâtissaient des usines modernes et pompeuses dans le centre-ville, où Victor Laloux, architecte de la gare d’Orsay, construisait un hôtel de ville majestueux (1911), où l’on aménageait à la limite de Croix un espace vert en forme de chef-d’œuvre, le parc Barbieux, ou « beau jardin »… Maintenant, cette histoire locale s’est réfugiée au musée d’art et d’industrie à côté de la mairie, en particulier dans les tableaux de Rémy Cogghe, artiste local. En 1994, le musée sera transféré dans une piscine de style Arts déco.

De nos jours, malgré les difficultés de ses quartiers populaires, Roubaix fait face. Elle essaie d’améliorer les conditions d’habitats dans les courées. Elle garde un quotidien local et franco-belge, Nord-Eclair. Elle voit de nouveaux monuments sortir de terre, comme l’ESAAT (1990), dont l’architecte était Gilles Nerveux. Enfin, la « Manchester » de France se débarrasse petit à petit de son image d’enfer du Nord (donnée par la course cycliste Paris-Roubaix) pour développer un important tourisme commercial, notamment à l’Usine, rassemblement de magasins d’industries où les acheteurs rencontrent directement des producteurs d’articles textiles, à des prix très intéressants.

 

Bondues

 

Dans cette banlieue chic, le château du Vert Bois, demeure du XVIIIe siècle, est entouré de douves et richement meublé. C’est avec l’ancienne ferme des Marguerites le domaine de la fondation Septentrion, créée en 1975 par les époux Albert Prouvost, dans le but charitable de faciliter l’accès de tous à la culture et à l’art. Chaque exposition temporaire y est un événement, surtout si elle est consacrée aux grands peintres contemporains.

 

Villeneuve-d’Ascq

 

Paradoxe : dans cette ville nouvelle qui compte la plus forte proportion de bacheliers en France, chacun recherche son coin de campagne. Certes, personne ne dédaignera le fabuleux musée d’art moderne (Braque, Picasso, L2ger, Miro, Modigliani, Kandinsky, Klee, etc.), ni ses expositions qui font courir le tout-Lille. Certes encore, on ne détournera pas les yeux du Stadium Nord, à l’architecture futuriste, ou des 3 universités, lieux de vie par excellence.

Mais, cela dit, on aimera aussi se reposer dans les 2 parcs (urbain et du Héron), les lacs, le château, les 3 moulins et les nombreuses fermes. Le château de Flers (1661) ne comporte plus que l’aile ouest et l’ancien corps de logis, et abrite aujourd’hui la maison d’accueil et de tourisme et un musée archéologique.

Sur les 3 moulins de Villeneuve, 2 sont sur pivot : le moulin des Olieux (1743, vient de Offekerque), qui fabrique de l’huile de lin, et le moulin à farine (1776, vient de Ruminghem). Un moulin à eau plus récent (1902) est originaire de Vers-sur-Selles.

Enfin, si vous passez à Ascq un 2 avril, vous aurez sûrement une pensée pour les 86 patriotes massacrés ce jour de 1944, dont le souvenir est gardé par un musée.

 

Bouvines

 

Une salle d’école communale. Un instituteur interroge. 27 juillet 1214 ? Bouvines, répond l’élève. Le vainqueur ? Philippe Auguste, renchérit-il. En revanche, même le 1er en géographie aura beaucoup plus de mal à situer ce village dans le Pévèle, c’est-à-dire à l’est de Lille. Pourtant, si un visiteur y passe, il tâchera de ne pas manquer les 21 vitraux de l’église gothique, car ils relatent les faits d’armes de ce jour mémorable.

 

Seclin

 

Seule ville de patrimoine de la banlieue sud de Lille, seclin offre à la vue de tous la collégiale Saint-Piat, dite « cathédrale du Mélantois ».

Elle a été construite à partir du XIIIe siècle en souvenir d’un martyr du IIIe siècle. La sépulture du saint se trouve dans une crypte sous le chœur. Ses reliques sont conservées dans une châsse en bois datant de 1853. Le chœur a été remanié au XVIIIe siècle. Le déambulatoire est gothique. Le transept est roman. Le carillon de 42 cloches sert à un concert hebdomadaire, le lundi, à 11 h 30.

Un autre bâtiment décidé au XIIIe siècle survit : l’hospice Marguerite-de-Flandre, fondée par la comtesse elle-même. Le cloître est formé de 30 colonnes à chapiteaux doriques. L’ensemble a plutôt un style de Renaissance flamande.

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