La Flandre

« J’aime tes carillons dans tes cités antiques. Ô vieux pays, gardien de tes mœurs domestiques. Noble Flandre… » Ces quelques vers de Victor Hugo sembleraient confirmer que le plat pays est propice à l’inspiration des grands auteurs, jusqu’à Marguerite ou Jacques Brel.

Terre de géant et de moulins, chaque mont y est un lieu quasiment sacré. Géographiquement, on a souvent l’habitude d’opposer la Flandre intérieure, et ses argiles tertiaires recouvertes par des limons quaternaires, à la Flandre maritime, conquise sur les lagunes, et bordée de dunes impressionnantes.

En réalité, l’unité culturelle est bien réelle. On parle aussi bien flamand dans les villages de la côte que vers les monts. Les moulins jalonnent les champs de Gravelines à Boeschèpe. Les églises en forme de salle immense, dites hallekerques, subsistent dans tout l’arrondissement.

La région est souvent réduite à Dunkerque, elle-même symbolisée par son carnaval. Il est vrai que, depuis Bruegel, les Flamands aiment toujours autant la fête et que cet événement est préparé à l’avance. Mais, comme le Pays basque ou l’Alsace, l’ensemble de ce pays frontalier utilise ses particularismes pour dépayser totalement les autres Français.

Sous-pages :

1 vote. Moyenne 0.50 sur 5.

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site