près de la Scarpe

Arras

 

À la fin du XVIIIe siècle, Arras doit à Robespierre d’avoir été choisie comme chef-lieu du département au lieu de Saint-Omer. Déjà, elle avait acquis de l’importance, depuis ces temps romains où on l’appelait Nemetatum. Elle avait ainsi prospéré sur le commerce du drap et la fortune de ses banquiers aux XIIe et XIIIe siècles, et sur ses tapisseries « à or et à soie » aux siècles suivants.

 

Un ensemble de places unique en Europe

Avant d’aborder l’ensemble des places, unique en Europe, un petit coup d’œil permet d’apprécier l’hôtel de ville et son beffroi, reconstruits tels quels après les destructions de la 1re Guerre mondiale. Si l’aile gauche est Renaissance et l’aile droite classique, le corps central est gothique flamboyant, tout comme le beffroi. On gagne le sommet de celui-ci par ascenseur, et, dans la position du guetteur de jadis, on peut contempler l’alignement de 155 maisons de style flamand sur 345 colonnes. Chacune d’entre elles répond aux mêmes critères : arcades sur des piliers de grès, 2 étages de fenêtres et un pignon à volutes à 3 niveaux. D’une maison à l’autre, des cordons de pierre horizontaux soulignent la régularité. Seuls différent les matériaux, la largeur, la hauteur des pignons et les ornements.

Face à l’hôtel des Héros, dite « Petite-Place ». Elle comporte la maison la plus étroite des 155, et quelques belles enseignes sculptées, comme la Salamandre ou la Licorne.

Plus loin, la Grand’ Place est plus impressionnante encore. Là, les demeures sont souvent décorées de gerbes de blé. Au numéro 47, la maison la plus ancienne n’a pas de pignon à volutes.

Un retour vers la mairie peut valoir une viste originale, sous terre. En dessous de la place Héros, des galeries creusées à partir du Xe siècle permettent d’accéder à des salles qui servaient de refuge, et d’apprécier le sous-sol calcaire.

 

L’abbaye Saint-Vaast

De l’autre côté du beffroi, l’ancienne abbatiale Saint-Vaast est devenue cathédrale. Elle aussi a été reconstruite en style gothique, mais au XVIIIe siècle. Elle fut même achevée en 1833 après l’intermède de la Révolution. Un incendie la frappa de nouveau en 1915, de même que le musée et la bibliothèque voisine. Mais, comme le reste d’Arras, l’ensemble fut remis en état, et la cathédrale rouvrit en 1934. grâce à cela, on peut toujours admirer la coupole de la chapelle de la Vierge, œuvre de Maret, la statue mariale de Cortot et bien d’autres trésors disséminés dans les bas-côtés.

Dans le prolongement de la cathédrale, les bâtiments classiques de l’ancienne abbaye Saint-Vaast servent en partie à une médiathèque. Celle-ci a perdu beaucoup de documents lors de l’incendie de 1915, mais garde des pièces rares, comme le chansonnier d’Arras. L’une de ses miniatures illustre le trouvère Adam de la Halle.

Quelques pas plus loin, toujours dans l’abbaye, le musée est un véritable petit Louvre. On y trouve aussi de l’archéologie gallo-romaine, des sculptures médiévales, des porcelaines, de la peinture française classique et préimpressionniste, et des tableaux flamands (Bruegel, Rubens…).

En dehors de ce centre-ville où l’on peut aussi remarquer le théâtre, le tribunal et les hôtels particuliers, l’harmonie règne également dans la basse ville, surtout place Victor-Hugo, octogone formé autour d’une fontaine coiffée d’une pyramide.

À la sortie d’Arras, une citadelle de Vauban sert aujourd’hui au 7e régiment de chasseurs. Derrière ces fortifications construites entre 1660 et 1672, un mémorial rappelle que 217 résistants furent fusillés ici par les Allemands lors de la dernière guerre mondiale.

 

Neuville-Saint-Vaast

 

La citadelle d’Arras est l’extrémité de la route du souvenir qui passe aussi par Neuville-Saint-Vaast. Théâtre de terribles combats lors de la 1re Guerre mondiale, le lieu-dit de La Targette garde le souvenir de ces tueries à travers un musée qui évoque non seulement la « der des der », mais aussi la guerre 1939-1945. Parmi les 5000 pièces de la collection, des armes lourdes, des costumes, des affiches…

 


Notre-Dame de Lorette

 

« Je les grignote », racontait Joffre pendant la 1re Guerre mondiale. Traduction concrète de ce langage militaire : pour chaque mètre gagné sur le front, des 100aines de jeunes des 2 camps perdaient leurs vies0. à Lorette, près d’Ablain-Saint-Nazaire, les chiffres avancés sont de 120 000 morts en 9 mois.

Aujourd’hui, les souvenirs républicains et religieux se mêlent dans une colline où cohabitent une basilique, un ossuaire, une tour-lanterne de 52 m et la plus grande nécropole militaire française, avec ses 20 000 croix blanches.

Entre les 2 guerres, les Polonais venus travailler dans les mines avaient en quelque sorte transféré leur pèlerinage de Czestochowa à Notre-Dame-de-Lorette. Aujourd’hui encore, une visite dans ce lieu de mémoire vatu toutes les cérémonies du 11 Novembre.

 

Lignereuil

 

Près d’Avesnes-le-Comte, un chemin perdu entre Lingereuil et Givenchy-le-Noble a été classé monument historique sous le nom d’allée des Tilleuls. Sur 14000 mètres, le marcheur a l’impression de s’avancer sous une voûte verte interminable.

 

Barly

 

Toujours dans la région d’Avesnes-le-Comte, le château de Barly, de style Renaissance, remonte au XVIIIe siècle. Il est en pierre d’Artois, avec façade à colonnades et façade en triangle.

 

Saint Pol sur Ternoise

 

La capitale du Ternois n’est plus sous-préfecture et a perdu de nombreuses richesses dans les bombardements de 1939-1945. Cependant, un petit musée folklorique et historique situé dans la chapelle de l’ancien couvent des sœurs noires garde les parties sculptées de l’ancienne église Saint-Paul, reconstruite en style plus contemporain.

 

Troisvaux

 

Comme celui du mont des Cats, le monastère de Belval, à 5 km de Saint-Pol, accueille les personnes pour des retraites, et vend des produits monastiques, dont le fromage de Belval.

 

Azincourt

 

En octobre 1415, à Azincourt, 7000 hommes du roi d’Angleterre Henri V dominèrent 40 000 Français trop désordonnés. La défaite inexplicable est retracée dans un centre médiéval créé sur place. Autour de ce village, se trouve aussi le pays de Bernanos, notamment l’église flamboyante de Fressin décrite dans Sous le soleil de Satan.

 

Fruges

 

Dans ce chef-lieu de canton caractérisé par une curieuse place en pente, le petit musée Deletoille expose des faïences, des étains ou encore des cartes postales.

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