de l'Helpe à la Sambre

Fourmies

 

Nous commençons notre visite du NPDC par sa partie la plus orientale et la plus méridionale : la région de Fourmies-Trélon, à la limite des Ardennes. À Fourmies, ne parlons pas d’architecture, mais d’histoire !

De cette épopée textile résumée au siècle dernier par la coexistence de 90 filatures et de 26 usines de peignage. De cette histoire sociale, qui reste à jamais marquée par la fusillade du 1er mai 1891 (9 morts, 60 blessés). De cette histoire imaginaire qui transparaît des romans de Jacques Duquesne. De cette histoire rurale et industrielle enfin, retracée dans un écomusée divisé en 6 antennes (Fourmies, Sains-du-Nord, Liessies, Wallers-en-Fagnes, Wignehies).

 

Liessies

 

Parmi les 6 sites de l’écomusée de Fourmies-Trélon, l’abbaye bénédictine de Liessies (fondée au VIIIe siècle) abrite le conservatoire du patrimoine religieux de l’Avesnois. Dès l’entrée du village, le pèlerin est surpris par la beauté de 4 chapelles du XVIIIesiècle. Impressions similaires devant l’église paroissiale du XVIe siècle, entourée de maisons anciennes, la remise aux carrosses, la grande dimière…

De là, il est conseillé de partir en promenade au lac du Val Joly, aménagé pour les enfants, pour la pêche, pour des jeux traditionnels ou des randonnées. Un barrage impressionnant y retient l’Helpe Mineure. Dans l’autre direction, la forêt de Trélon culmine à 231 m, près de la chapelle Sainte-Hiltrude.

 

Solre-le-Château

 

Dominant le vallon de la Solre, le village du même nom n’a plus que les vestiges d’un château qui appartenait à la prestigieuse famille de Croÿ. En revanche, il se distingue par son église (XVe siècle), et surtout par le clocher de celle-ci. Muni d’une longue flèche d’ardoise finissant par un bulbe, il indique l’heure à la manière d’un poignet avançant une montre. Dans cette commune, on ne manquera ni les maisons du XVIe siècle, ni les hospices et l’hôtel de ville, des anciennes halles de style Renaissance. À proximité, les chapelles d’Offies et d’Epinoy, l’église d’Eccles, le château de Beaurieux (non visitable) et les kiosques de Lez-Fontaine ou de Dimechaux sont autant de curiosités.

 

Avesnes-sur-Helpe

 

La plus petite sous-préfecture du département le plus peuplé a été fondée au XIe siècle. À l’époque, Wédric le Barbu y fit construire une tour. Rattachée à la France en 1659, elle était intégrée au plan de fortifications de Vauban. Quelques restes en témoignent encore : des bastions, la porte de Mons et la Grimpette. Dans la vieille ville, des maisons à hauts toits d’ardoise datent des XVIIe et XVIIIe siècles. À l’angle de la Grand’Place et de la rue des Petits-Degrés, une maison reconstruite au XVIIIe siècle appartenait à la famille De Forest. L’un de ses membres, Jessé, participa à la fondation de New York (d’où le nom du quartier, Forest Hill).

La collégiale Saint-Nicolas, de style gothique tardif, cache sous une tour de 61 mètres un carillon de 48 cloches. Sur le dôme, un logis du guetteur permet de voir la campagne des alentours jusqu’à 10 km.

Derrière l’église, au square de la Madeleine, on découvre un autre panorama sur le bocage. Enfin, ne quittez pas Avesnes sans avoir visité le musée Villien, qui doit s’installer dans l’ancien couvent des Récollets. Il abritera des collections provenant des sites archéologiques et d’Antiquité. Un circuit pédestre est prévu derrière le musée.

 

Maroilles

 

Sur la route d’Aulnoye à Landrecies, un village de l’Avesnois a donné son nom à un fromage à l’odeur caractéristique : le maroilles. Fabriqué par des moines dès le XIe siècle, vous pouvez le déguster sur place en flamiche, c’est-à-dire dans une espèce de quiche. Après cela, vous pourrez digérer en vous promenant le long de la petite Helpe, jusqu’à un moulin à eau.

 

Landrecies

 

Dans cette ancienne place forte démantelée, on se rappelle encore du siècle de 1815 et du départ de Jacques Dupleix, dont la mémoire est célébrée dans une maison qui porte son nom.

 

Le Quesnoy

 

La « Perle du Hainaut » fait partie administrativement de l’arrondissement d’Avesnes, et ne semble appartenir à aucune région, retranchée derrière ses fortifications vaubanaises. Ces remparts, parfaitement conservés forment un ovale de 1800 m de long et de 1100 mètres de large.

Dans le beffroi de l’hôtel de ville (1700 environ), 48 cloches forment un carillon de qualité. Au kiosque, spécialité de l’Avesnois, des concerts sont encore donnés régulièrement. D’autres vestiges historiques sont à visiter : le château, le bastion César, la tour de Baudouin l’Édifieur et la porte Faurœulx. Ce dernier ouvrage à cornes a été construit entre 1739 et la Révolution. Il couvre la ville au sud-est.

 

Bavay

 

En France, un seul site gallo-romain a révélé un forum complet : Bagacum, capitale des Nerviens. Sous les Antonins (IIe siècle), il était le centre nerveux de tout un réseau routier. Tout ce passé est longtemps resté enfoui sous terre. Mais, depuis ½-siècle, le site de Bavay est travaillé par les archéologues nordistes. En 1952, ils y découvraient un trésor de 6659 antoniani. Depuis, les surprises se sont succédé à un rythme rapide. Les principaux résultats sont rassemblés sur un site de 25 000 m². un musée présente notamment une collection de céramiques de la préhistoire à nos jours. Enfin, en ville, la mairie et le beffroi (XVIIe siècle) et la colonne Brunehaut forment sur centre harmonieux.

 

Bellignies

 

Une escapade à Bellignies ne vaut que par un tour au remarquable musée du marbre et de la pierre bleue, qui expose aussi bien des outils d’avant la révolution industrielle que des sculptures modernes. Une collection peu banale de cheminées est également conseillée.

 

Maubeuge

 

La vallée de la Sambre est peut-être, avec les environs de Longwy, la région industrielle, la plus sinistrée de France. Néanmoins, Maubeuge, la ville du Clair de lune, demeure très dynamique sur le plan artistique, du théâtre du Manège au festival de musique des Inattendus.

Elle attire également par une architecture modelée à travers les siècles par Vauban ou André Lurçat, reconstructeur d’après-guerre. De la porte de Mons à l’espace Jourdan, où des sculptures monumentales poussent dans un jardin extraordinaire, on traverse les époques avec un égal bonheur.

À l’église Saint-Pierre-et-Saint-Paul, le son des 28 cloches du carillon résonnent sur le trésor de sainte Aldegonde, patronne de la ville. Le musée Henri-Boez, rue du Chapitre, réunit peintures éclectiques, histoire locale, folklore, sculptures et céramiques.

Enfin, le zoo, classé au 3e rang en France, s’apprécie sur plus de 7 ha. Il a été créé en 1955 et s’est toujours efforcé de présenter les animaux dans un cadre adapté à leur mode de vie et à leurs besoins.

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