entre la Sambre et l'Escaut

Cambrai

 

Une histoire riche

Cambrai c’est d’abord une plus riches histoires de la région. Camaracum est un nom apparu vers le IIIe siècle. Au Ve siècle, la destruction de Bavay en fait la l’évêque saint Géry la dote d’un diocèse.

Les rois, puis les présidents passent et de nombreux événements locaux changent le destin de l’Europe. En 1339, un siège d’Édouard III, roi d’Angleterre, échoue. En 1559, Louise de Savoie, mère de François Ier,  et Marguerite d’Autriche, tante de Charles Quint, y signent la « paix des Dames ».Le 9 octobre 1918, les Canadiens libèrent Cambrai, dont le centre a été incendié par les Allemands.

 

Une ville de charme

Cambrai, c’est enfin une ville qui a su conserver son charme jusqu’à nos jours. Malgré les destructions des 2 dernières guerres, des maisons du XVIIe et XVIIIe siècle dominent encore les rues anciennes.

Un hôtel du XVIIe siècle abrite la bibliothèque-médiathèque. Une autre demeure du siècle suivant a été transformée en musée, et possède aussi bien un tableau d’Ingres que des objets archéologiques du Cambrésis.

Les 3 cloches du centre annoncent autant de monuments de grand intérêt. La cathédrale Notre-Dame (XVIIIe siècle), a connu les plus grands archevêques, y compris dans une période récente. On y trouve le tombeau de Fénelon, sculpté par David d’Angers (1826). Du XVIIIe siècle également, l’église Saint-Géry vaut un décor pour 3 raisons, la Mise au tombeau de Rubens, les boiseries du chœur et le jubé du buffet d’orgue. Enfin, le campanile, près de l’hôtel de ville, possède 2 sonneurs de cloches devenus les mascottes cambrésiennes, Martin et Martine, qui font tinter leurs marteaux toutes les heures.

 

Esnes

 

Le Château-ferme garde des parties des XIVe et XVe siècles. Il recueille des objets trouvés au cours de fouilles.

Un cimetière mérovingien se visite aussi.

 

Les Rues-des-Vignes

 

La commune vaut un détour par son « archéosite ». Des maisons mérovingiennes et carolingiennes y sont reconstruites d’après les résultats des fouilles.

À voir également, les fondation d’une église primitive mérovingienne et d’une cave gallo-romaine.

 

Vaucelles

 

Sur les 116 abbayes fondées par saint Bernard, Vaucelles fut la 2e en 1132. Il en reste un bâtiment de 1145, divisé en 4 salles.

Celle des moines accueille concerts, expositions et conférences dans un cadre prégothique. L’auditorium abrite 2 pierres tombales des XVe et XVIIe siècles. La salle capitulaire est considérée comme la plus grande de toutes les abbayes cisterciennes d’Europe. L’acoustique y est remarquable.

Enfin, dans le passage sacré, reposent les 3 premiers abbés du monastère, qui furent canonisés en 1179 par le pape Alexandre III.

 

Villers-Outréaux

 

124 entreprises, 380 métiers : Villers-Outréaux vit de la broderie. Un musée est consacré à cette industrie.

L’évolution des machines, les différents types de broderies, l’histoire locale… les guides sauront vous raconter que rien n’est plus comme avant.


Le Cateau-Cambrésis

 

Lorsqu’on parle du maréchal Mortier (1768-1835), peu de gens connaissent ce duc de Trévise qui mena les guerres de la Révolution et de l’Empire, avant de succomber à l’attentat de Fieschi.

En revanche, si l’on évoque le nom d’Henri Matisse (1869-1954), beaucoup de Français ou d’étrangers on en tête au une œuvre du peintre fauve, surtout depuis l’exposition de 1992 à Beaubourg.

Cependant, Le Cateau se souvient aussi bien de ses 2 enfants, même si seul l’auteur de La Danse a eu droit à un musée dans le palais Fénelon (XVIIIe siècle). À part quelques œuvres de Geneviève Claisse et une importante collection d’Auguste Herbin, l’attention y est surtout retenue par les œuvres de jeunesse de Matisse. Le musée se vante ainsi de posséder la 3e collection Matisse de France. Du tournant du siècle, on peut voir les 1ers tableaux et sculptures, Nu dans l’atelier (1895), La Raie d’après Chardin (1901), Le Serf, etc. Plus loin, à côté des 4 plâtres des bas-reliefs Dos, l’Autoportrait (1918) et Tahiti (1936) montrent une 2nde époque. Enfin, la richesse du musée du Cateau se trouve dans un cabinet qui regroupe les dessins au trait des années 40. magnifique !

Sorti du musée, il reste à visiter l’église Saint-Martin (1635), que l’on remarque pour son clocher en forme de bulbe.

 

Caudry

 

En 1838, Théophile Toffin, ouvrier tulliste de Saint-Pierre-les-Calais, implante des machines pour produire le tulle dans son village d’origine : Caudry. Celui-ci connut un boom de la population à la fin du XIXe siècle, et garde encore aujourd’hui une réputation de ville de la dentelle, au même titre que Calais.

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